Jumelage du Pays-de-Gallie
avec  Rösrath

Cliquez ici pour modifier le sous-titre

Si Pays de Gallie m'était conté. 200.000 ans d'histoire ! Quelques moments authentiques, contes et légendes à ne pas oublier. 

Les pages suivantes reprennent notamment des articles parus dans ce qui était, pendant plusieurs années, le Petit Journal du Comité, qui illustrait nos activités.

La Croix Sainte Geneviève    Tiré du Petit Journal du Jumelage n° 4 de novembre 2001

Les randonneurs connaissent sans doute la Croix Sainte Geneviève, située à 300 mètres au sud de la route royale, qui relie Sainte Gemme aux Alluets le Roi, à hauteur de la ferme des beurreries. La Croix actuelle, en fer, a sans doute été mise en place à la fin du XIXème siècle, en même temps qu’étaient plantés quatre tilleuls, aujourd’hui imposants. Mais le Calvaire initial remonte au Vème siècle : Clovis avait fait don « en douaire » à son épouse Clotilde, en bordure du domaine royal de Poissy, des terres situées sur l’actuelle Plaine de Versailles. En cette période troublée, Geneviève, amie de Clotilde, intervint efficacement dans la protection de Lutèce contre les Huns. Pour la remercier de son action est fondée l’Abbaye de la Montagne Sainte Geneviève, qui devient gestionnaire du Domaine. On borne alors la limite entre le Domaine Royal et ces terres gérées par l’abbaye Sainte Geneviève, par une série d’oratoires et de calvaires, dont les emplacements sont restés jusqu’à nous, en particulier l’église Sainte Geneviève de Feucherolles et cette Croix Sainte-Geneviève, peut-être aussi, mais cela est moins sur, le domaine de la Croix-Marie. - Philippe Arnoux

Tiré du Petit Journal du Jumelage n° 4 de novembre 2001

La fontaine de Berthe

Berthe ! Le promeneur qui se rend de Chavenay à Saint-Nom par la RD74 aperçoit, à main droite, à la limite des deux communes, un trou buissonneux curieux, au milieu des labours d’un font dit de Berthe. Il y a peu de temps encore, un ruisseau abondant sortait de son ouverture maçonnée ; il se jetait quelques mètres plus bas dans le ru issu de l'abreuvoir de la Bretêche, avant de rejoindre le ru de Gallie.

Au nom de Berthe. Etait-ce une belle du pays, ou quelque lavandière laborieuse nous rappelant que le lavage du linge dans la mare fût accordé aux habitantes de Saint-Nom à la fin du XVIII° siècle par Mr Péron, propriétaire à Saint-Nom ? Il y a une meilleure hypothèse bien plus ancienne : en 1174, le Pape Alexandre III confirme à l'abbaye des Vaux-de-Cernay la possession de la "grange de Saint Nom" et, parmi ces biens, le font de Berthe. A cette époque, quel personnage suffisamment important pouvait donner son nom à une fontaine, pour qu'il perdure jusqu'à nous ?

Si l’on se souvient qu'à l’origine, la plaine de Gallie a été un douaire de reine, d’abord par don de Clovis à Clotilde, il faut penser à Berthe Au Grand Pied (+ 783), épouse de Pépin le Bref et mère de Charlemagne. C'est en effet Pépin le Bref qui confirme en septembre 768 les dons de ses prédécesseurs (dont Clovis II) à Saint-Denis et Saint-Maur-des-Fossés, concernant la forêt d'Yvelines. Ce sont bien les seuls personnages qui se sont intéressés à notre région.

Fontaine de Berthe ou fontaine d’argent ? En 1837, Jean Louis Duhamel, avocat à Versailles, écrit au préfet de S&O pour se plaindre de travaux effectués sans son accord à la mare de Berthe : « ...nous fûmes bien surpris, en allant par hasard nous promener vers Berthe, d'y voir des travaux de maçonnerie en pierre de taille à la place des pierres brutes et mal agencées que nous y avions laissées ; il ne manquait plus qu'une toiture sur piliers pour que l'humble mare de Berthe fut devenue un confortable et somptueux lavoir ». Le préfet répondait à l'avocat : « Sur cette pièce de terre existent deux sources, l'une, à cause de la pureté de ses eaux, dite « la Fontaine d'Argent » et l'autre, dans le haut de la pièce, dite « la Fontaine de Berthe… ».

Depuis la grande sécheresse de 1836, la fontaine a dû être réunie au lavoir. Quant au lavoir, concurrencé par l'eau courante et la machine à laver, il abandonnera quelques-unes de ses belles pierres à la construction de pavillons à la Bretêche. Va t'on laisser perdre notre petit patrimoine rural ?

Mme Escande, les Amis de Saint Nom – Petit Journal du Jumelage n° 5 de juin 2002

Le Clos Saint Antoine

C'est un endroit de charme de notre village, tant par son architecture que par son passé ; il se trouve rue de l'Étang à Feucherolles, à côté de notre Église du XIIème siècle. Il devait dépendre d’un prieuré existant à l'époque, comme ses caves voûtées le laissent supposer.

En 1929, il est acheté par un antiquaire Américain, avec d'ailleurs plusieurs bâtiments, tels que l'ancienne poste et la ferme acquise en février1794 par Louis Millon. Le propriétaire, Mr Montgomery, y fait ensuite aménager par des artisans maçons de Feucherolles, une tour qui rappelle les pigeonniers du 17ème siècle, un cloître et des salles où il expose des meubles et des objets d'art.

C'est vers 1930 que naît véritablement le Clos Saint Antoine. En 1938, le Clos est vendu à un parfumeur, Mme Bienaime, qui cède rapidement ce bien à Melle Germaine Delsalle, qui reconvertit l'ensemble en Hôtellerie de grande renommée.

Cet endroit a été de nombreuses années un lieu de charmes coquins qui a fait couler beaucoup d'encre et entretenu des conversations grivoises dans nos chaumières..... Ensuite, l'ensemble est racheté par Mme Champavert, qui transforme ce site en lieu de réceptions et de séminaires.

Quel meilleur cadre trouvé pour y célébrer, en mai 1998, l’accord de jumelage conclu entre nos quatre communes du Pays de Gallie et la ville de Rösrath !

Depuis, l'ensemble des bâtiments a été morcelé et occupé des particuliers qui ont su maintenir le cadre pittoresque de cette architecture caractéristique de notre village.                                                                           Mr Patrick Loisel – Tiré du Petit Journal du Jumelage n° 6 de décembre 2002